Une sonde spatiale a pu filmer le lieu de l'impact avant et après la collision entre l'engin spatial et l'astre lunaire.

L'orbiteur lunaire Danuri de l'Institut coréen de recherche aérospatiale (KARI) a capturé l'impact résultant de la collision accidentelle d'un lanceur Falcon 9 de SpaceX avec la Lune. Mercredi 5 août, vers 8h35 du matin (heure de Paris), le corps d'une fusée qui dérivait de manière incontrôlée dans l'espace depuis un an et demi est entré accidentellement en collision avec la Lune(nouvelle fenêtre), comme l'avait prédit l'astronome indépendant Bill Gray, qui a été le premier à calculer la trajectoire que suit l'engin. Danuri a pu acquérir des images prises avant l'impact et d'autres immédiatement après, "fournissant ainsi des données de recherche essentielles permettant d’analyser uniquement les changements provoqués par l’impact", a indiqué, jeudi 6 août, l'agence spatiale sud-coréenne dans un message sur X.
L'orbiteur lunaire Danuri a entamé ses observations environ trente minutes avant la collision et, grâce à des manœuvres de contrôle orbital, a pu survoler plusieurs fois le site du crash, réalisant au total huit prises de vue. "Ces observations ont permis de constater des changements topographiques autour du site de l'impact ainsi que des traces de dispersion des débris", a complété l'agence spatiale sur X. Ce débris spatial correspond à l'étage supérieur de la fusée partie de la Terre le 15 janvier 2025(nouvelle fenêtre), avec deux atterrisseurs lunaires à bord. Si ces derniers ont pu atteindre leur destination, l'étage supérieur de la fusée de l'entreprise spatiale d'Elon Musk a été laissé à la dérive.
Sur Terre, des astronomes amateurs et professionnels ont braqué leurs télescopes en direction du site de l'impact, mais a(nouvelle fenêtre)ucun signe évident de collision n'a été observé(nouvelle fenêtre). En se basant sur des observations(nouvelle fenêtre) réalisées grâce au Very Large Telescope (VLT) de l'Observatoire européen austral (ESO), situé au Chili, les astronomes ont pu néanmoins confirmer, mercredi 5 août, que le corps de la fusée s'était bien écrasé sur la surface lunaire. Les scientifiques ont détecté des "empreintes chimiques" de "sodium et de lithium dans le panache d'impact, qui a duré de cinq à dix minutes après la collision". "Le sodium provient probablement du sol lunaire, tandis que le lithium pourrait provenir de la fusée elle-même", a détaillé l'observatoire.


